C’est un fait
Robi · 2026
Salut Pompon
Comment ça va ?
Il se trouve que dimanche, sur la route de l’ardèche, il y a plein de souvenirs qui sont revenus.
La toute première fois où on s’est vu, à la Messicole, pour le premier «regroupement» de 7 huluberlus qui ont envie d’accoucher d’une conference gesticulée. Et quand la formation a commencé, au premier tour de table, tu as dit quelque chose du genre «Ouais bon, mon sujet, c’est le spirituel, alors dans les milieux gauchistes comme ici, c’est pas vraiment bien vu, et puis bon le côté ego trip de la conf gesticulée, bon pourquoi pas mais…» Alors c’était grosso modo ce que tu disais, en tout cas ce dont je me rappelle, mais pour de vrai, il y avait beaucoup de blancs et des phrases que tu ne terminais pas. Et là direct, je me suis dit «oh, il m’plait bien celui là, manifestement, c’est une personne à la fois libre, et perchée.
1er regroupement, c’est comme dans la boxe, c’est le round d’observation.
Au 2e regroupement, c’est là où vraiment un lien fort s’est créé entre nous. C’est pas toi qui me dira le contraire. On s’est même fait une déclaration d’amour. On s’est éloigné du groupe, on s’est baladé dans le camping pas loin de la messicole. Et on est rapidement tombé d’accord sur un truc. Toi et Sri Aurobindo, moi et mes etudes de math et d’informatique, et un goût prononcé pour l’universalisme, en fait comme tout le monde, on a besoin de mettre du sens, on s’raconte tous des histoires, et il n’y en pas une plus légitime que l’autre. On a remarqué également que tous les deux, par notre histoire, notre vécu, on a dû se créer notre propre monde, et on a un gros boulot de traduction avec le monde extérieur.
Depuis ce moment, je t’ai appelé le divin. Ca nous faisait bien marrer. Et cela me permettait d’entendre ton rire gargantuesque. C’est aussi à ce moment que tu m’as demandé que tu aimerais bien avoir un t-shirt où il est inscrit «tout le monde n’a pas la chance d’être orphelin».
Et tu m’as invité chez toi. Et je suis venu. Plusieurs fois. Et tu m’as appris quelques savoirs fondamentaux (je pars de très loin) Grâce à toi, j’ai fait mon premier feu. Ce que j’ai beaucoup aimé dans la manière dont tu m’as transmis les choses, c’est que tu ne m’as pas infligé de l’aide. Tu ne faisais pas à ma place, mais quand je butais, quand je te posais une question, tu me répondais, et je comprenais.
Je te rappelle que tu m’avais dit que tu allais m’apprendre à monter une tente. Je compte sur toi pour que tu m’apprennes ça aussi.
Je ne suis pas inquiet, je sais que tu seras au rdv.
Lors du 5e regroupement, tu as eu cette phrase légendaire : «pour vous, la réincarnation, c’est une croyance, pour moi, c’est un fait». Allez, aujourd’hui, demain et après-demain, je suis prêt à te concéder que c’est un fait. Et que tu vas m’apprendre à la monter cette tente, quelque soit en quoi ou en qui tu t’es réincarné.
Derniere p’tite chose pour la route. On avait un projet qui nous enthousiasmait tous les 2. Monter une radio web. Je m’y engage, on va la faire cette radio.
Salut Pompon, salut le divin, salut la belle âme, salut le citoyen d’honneur de la micronation Robusterie et à la revoyure.